Huile d’olive : rôle protecteur dans le risque d’AVC chez les sujets âgés

Huile d’olive : rôle protecteur dans le risque d’AVC chez les sujets âgés [étude]

Huile d’olive : rôle protecteur dans le risque d’AVC chez les sujets âgésLes personnes qui consomment très régulièrement de l’huile d’olive auraient moins de risque d’être victimes d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Voilà ce que révèle une étude française publiée dans la revue Neurology.

Menée par le Docteur Cécilia Samieri et ses collègues de l’Université de Bordeaux 2 (ISPED) et de l’Institut national français de la santé et de la recherche médicale (INSERM), l’étude a observé pendant plusieurs années 7 625 personnes âgées de 65 ans et plus, originaires des villes de Bordeaux, Montpellier et Dijon.

L’ANSES publiait dernièrement une étude sur la légitimité des recommandations alimentaires dans le cadre de la nutrition et des cancers. En bref, pour dire entre autre qu’il n’y a pas d’aliment miracle et y greffer quelques bonnes pistes pour ne pas oublier les vertus de la nutrition sur notre santé. Cependant, les études sur les vertus des aliments semblent toujours nécessaires, et permettent de mieux comprendre l’importance de l’alimentation dans notre quotidien, et pourquoi pas l’améliorer simplement sans forcément complétement modifier nos habitudes alimentaires.

Des résultats qui suggèrent un rôle protecteur pour la consommation d’huile d’olive sur le risque d’AVC chez les sujets âgés

L'huile d'olive aurait un effet protecteur contre l'AVCUne étude [1] validée en janvier 2011 et rendue publique le 15 juin 2011 dans la revue Neurology parle des vertus de l’huile d’olive dans la prévention de l’AVC (accident vasculaire cérébral) chez les personnes âgées. L’objectif de l’étude était de déterminer si la consommation élevée d’huile d’olive (à haute teneur en acide oléique, acides gras monoinsaturés) est associée à une plus faible incidence d’AVC chez les sujets âgés.

Parmi les participants de l’étude, sans antécédents d’accident vasculaire cérébral au départ, il a été examiné l’association entre la consommation d’huile d’olive ou l’acide oléique plasmatique et l’incidence des accidents vasculaires cérébraux (suivi médian sur 5,25 années), établi en fonction d’un diagnostic validé par un comité d’experts.

L’huile d’olive a longtemps été associée à un régime alimentaire sain pour le cœur, sans compter ses qualités gustatives. Elle serait également liée à un à rôle protecteur dans le risque d’AVC. Les chercheurs de cette étude ont interrogés 7625 personnes âgées de 65 ans et plus, dans trois villes françaises afin de déterminer leurs niveaux de consommation d’huile d’olive. Puis, ils ont examiné les dossiers médicaux des participants sur environ cinq ans de suivi (suivi médian sur 5,25 années).

Environ 40% des participants ont dit qu’ils étaient des utilisateurs modérés d’huile d’olive (utilisation pour la cuisine, ou dans les sauces ou avec du pain) et 37% étaient des consommateurs très réguliers (pour toutes sortes de préparations, cuisine, sauces et sur du pain), 23% des participants ont déclaré n’avoir jamais utilisé de l’huile d’olive.

Selon cette étude, les gros consommateurs d’huile d’olive ont été de 41% moins susceptibles d’avoir un accident vasculaire cérébral (AVC) pendant la période de suivi que les personnes qui n’ont jamais utilisé l’huile d’olive. En outre, le tiers supérieur de gros consommateurs étaient 73% moins susceptibles d’avoir un AVC que ceux dans le tiers inférieur du groupe. Globalement, 148 AVC sont survenus dans la population étudiée. Aucun des participants n’avaient d’antécédents d’accident vasculaire cérébral (AVC) ou une crise cardiaque avant de se joindre à l’étude. Les chercheurs ont constaté que les résultats étaient statistiquement significatifs pour l’AVC ischémique (causé par l’obstruction d’une artère du cerveau), mais pas d’AVC hémorragiques (causés par l’éclatement d’un vaisseau sanguin dans le cerveau).

L’huile d’olive, riche en acides gras monoinsaturés (anti-cholestérol), est souvent vantée pour ses bienfaits sur la santé. Mais bien que la réduction des risques d’AVC trouve sa voix dans cette nouvelle étude, il est important de noter que d’autres facteurs entrent en compte dans la prévention de l’AVC, comme le poids, l’alimentation, ou l’activité physique, qui jouent eux aussi un rôle puissant sur la santé.

L’huile d’olive est généralement présente dans le régime alimentaire méditerranéen, qui comprend de nombreuses autres sources de nourriture saine. « L’huile d’olive est généralement ajoutée à d’autres aliments (par exemple, les fruits et les légumes, les légumineuses, les céréales et les poissons) et peut contribuer  grâce à des avantages indirects en augmentant l’appétence et la consommation d’aliments qui peuvent avoir un potentiel de bienfaits sur la santé », signalent les auteurs de l’étude, dirigée par le Docteur Cécilia Samieri de l’Université de Bordeaux. [1]

L’étude vient donc compléter des connaissances et préciser les vertus de l’huile de l’olive sans pour autant la transformer en aliment miracle. Inclure l’huile d’olive un peu plus dans une alimentation saine est donc profitable surtout si vous l’utilisez en remplacement de sources de matières grasses saturées comme le beurre. L’étude actuelle ne précise pas quels types d’huile d’olive ils ont utilisés, mais souligne que les revendeurs français proposent presque exclusivement de l’huile extra vierge d’olive.

Par ailleurs, si cette huile consommée est certifiée Biologique, ce sera sans doute encore plus d’atouts, sachant qu’elles suivent un processus de fabrication souvent plus sain que les huiles non Bio. On peut dénicher facilement de bonnes huiles d’olive Bio, simple ou mélangées à d’autres huiles, soit dans les magasins diététiques, les commerces spécialisés en Bio (magasins bio, supermarchés bio, etc.), sur des sites de vente en ligne (parapharmacie, boutique de nutrition, producteurs bio…), dans certaines grandes surfaces ou bien directement auprès de producteurs d’huile d’olive.

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Sources [1]  Neurology : Olive oil consumption, plasma oleic acid, and stroke incidence – Doi : NUCLI-12-2010-24-S1-0985-0562-101019-201005519 . Dr. Cécilia Samieri, Équipe Épidémiologie de la Nutrition et des Comportements Alimentaires, INSERM, U897, Université Bordeaux 2, ISPED case 11, 146 rue Léo-Saignat, F-33076 Bordeaux cedex, France

8 réflexions sur “Huile d’olive : rôle protecteur dans le risque d’AVC chez les sujets âgés [étude]

  1. Une nouvelle alternative santé et plaisir c’est l’huile vierge d’avocat, de type Avocadoil; idéale dans le cadre d’un régime méditéranéen et qui résiste encore mieux à la cuisson (250°C contre 200 pour l’huile d’olive).

  2. Excellent article, vous avez très bien expliquer tout l’essentielle et répondu à pas mal de question. Bonne continuation

  3. Il y a quelques années, je n’utilisais jamais d’huile d’olive dans les salades (je n’aimais pas le goût). Finalement, je m’y suis faite rapidement et c’est délicieux ! Je l’utilise maintenant pour tout ! Cuisson, assaisonnement, etc. Et elle est beaucoup utilisée dans le sud…

    1. Effectivement, l’huile d’Olive, une fois adoptée elle devient très présente. Personnellement je ne consomme presque plus de beurre grâce à elle, ma peau préfère😉 Mon palais adore, et étant en Provence, il est possible de découvrir des vraies merveilles proche d’une dégustation d’un vin lors de sa découverte. Après dans les salades, ce qui est pas mal est de préparer un mélange d’huile, par exemple : huile d’olive (2/5) + huile de noisette (2/5) + huile de colza (1/5)…

      1. Oui c’est une bonne idée ! Ça me fait penser que j’aime bien l’huile de noix (bien qu’elle soit assez spéciale au goût)… Merci pour le conseil😉 Sinon il est vrai que j’ai aussi une huile composée de 4 huiles pour varier les apports et nutriments…

      2. De rien !😉 Après le mieux est de doser soit même, faire des essais, tant les palais sont différents. Pour les synergies d »huiles en commerce, c’est vrai qu’il existe déjà un marché. Personnellement, j’ai opté pour la solution d’acheter une huile simple, de faire les mélanges moi-même. Ça implique quelques manipulations (après quand on aime cuisiner et la préparation des assaisonnements c’est un plaisir). L’avantage, aussi, est de préserver les huiles et pouvoir les goûter indépendamment, de pouvoir varier son mélange, et économiquement c’est plus intéressant.

  4. Article trés complet, bravo, c’est vrai qu’on ne le dira jamais assez : l’huile d’olive c »est trés bon pour la santé, ca a un role protecteur, et puis personnellement quand on en a une bonne je trouve que le gout est tout simplement délicieux!

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