Le secret du bonheur

Le secret du bonheur ? Accepter les émotions positives et négatives

« Le bonheur n’est pas un état mais une aventure. Pour le rencontrer, il faut mettre les voiles » Boris Cyrulnik

Tous les humains partagent au quotidien une palette d’émotions complexe et intense de façon naturelle. Cette expérience psychophysiologique nécessite de s’écouter et de remarquer ce qui se passe dans notre corps et notre esprit. Ainsi nous pouvons mieux comprendre comment se déroule notre penchant à nous mouvoir dans certaines situations.

Les études sur les émotions sont nombreuses et les manuels ou méthodes de développement personnel ne manquent pas. Parmi les études, l’American Psychological Association a réalisé une étude publiée dans le Journal of Experimental Psychology le 14 août 2017. Elle concerne les conclusions d’une recherche menée dans 8 pays, selon laquelle les gens peuvent être plus heureux quand ils ressentent les émotions qu’ils désirent, même si ces émotions sont désagréables, comme la colère ou la haine.

Le secret du bonheur

Le bonheur est une aventure


Les chercheurs expliquent que le bonheur est au-delà de ressentir du plaisir et d’éviter la douleur. Le bonheur consiste à avoir des expériences qui sont significatives et précieuses, en y incluant les émotions que vous pensez être les bonnes à avoir. Toutes les émotions peuvent être positives dans certains contextes et négatives dans d’autres, qu’ils soient agréables ou désagréables.

Les résultats proviennent d’une étude interculturelle qui comprenait 2 314 étudiants universitaires répartis dans huit pays : le Ghana, l’Israël, Singapour, la Chine, les États-Unis, le Brésil, l’Allemagne et la Pologne. Cette étude est perçue comme étant la première à définir cette relation entre le bonheur et l’expérience des émotions souhaitées, même si ces émotions sont négatives.

Les 2 314 participants souhaitaient généralement éprouver des émotions plus agréables et moins d’émotions négatives que celles qu’ils ressentaient dans leur vie, mais ce n’était pas toujours le cas. Il est intéressant de noter que 11% des participants voulaient ressentir moins d’émotions transcendantes, comme l’amour et l’empathie, qu’ils n’avaient vécu dans la vie quotidienne, et 10% voulaient ressentir des émotions plus négatives, comme la colère ou la haine. Il n’y avait qu’un petit chevauchement entre ces groupes.

Par exemple, quelqu’un qui ne ressent aucune colère lors de la lecture de l’abus d’enfants pourrait penser qu’elle devrait être plus en colère contre le sort des enfants maltraités, donc elle veut ressentir plus de colère qu’elle ne ressent au même instant. Autre exemple, « une femme qui veut quitter un partenaire abusif mais n’est pas disposée à le faire, peut-être plus heureuse si elle l’aimait moins« , précise les chercheurs.

« Donner sens à la tragédie permet, très vite, un développement résilient » Boris Cyrulnik

Régulation cognitive et émotions

Toutes les émotions nous permettent de devenir heureux


Les participants ont été interrogés sur les émotions qu’ils souhaitaient et sur les émotions qu’ils ressentaient dans leur vie. Ils ont également évalué leur satisfaction de la vie et les symptômes dépressifs. Dans toutes les cultures de l’étude, les participants qui ont éprouvé plus d’émotions qu’ils souhaitent ont signalé une plus grande satisfaction de la vie et moins de symptômes dépressifs, que ces émotions souhaitées soient agréables ou désagréables.

« Beaucoup de gens, en effet, sont tristes après la réalisation d’un projet. Les étudiants, le lendemain d’un examen, disent: je flotte, ma journée est vide. Ils trouvent rapidement autre chose à faire parce qu’ils sont jeunes et qu’ils ont des plaisirs et des soucis: de quoi faire une vie. Mais beaucoup dépriment après un accomplissement. Un ami, qui venait de faire une très belle exposition de peinture, m’a dit récemment: c’est un bonheur et je sais que je vais avoir six mois de dépression…. » Boris Cyrulnik

Les gens veulent se sentir très bien tout le temps


L’étude n’a évalué qu’une seule catégorie d’émotions négatives, notamment la haine, l’hostilité, la colère et le mépris. Les recherches futures vont tenter de tester d’autres émotions négatives, comme la peur, la culpabilité, la tristesse ou la honte.

Les émotions agréables qui ont été examinées dans cette étude comprenaient l’empathie, l’amour, la confiance, la passion, le contentement et l’excitation. Les recherches antérieures ont montré que les émotions désirées par les gens sont liées à leurs valeurs et leurs normes culturelles, mais ces liens n’ont pas été directement examinés dans cette recherche.

« L’étude peut éclairer les attentes irréalistes que beaucoup de gens ont de leurs propres sentiments. Les gens veulent se sentir très bien tout le temps dans les cultures occidentales, surtout aux États-Unis. Même si elles se sentent bien la plupart du temps, elles peuvent encore penser qu’elles devraient se sentir encore mieux, ce qui pourrait les rendre moins heureux en général« , concluent les chercheurs.

© Blog Nutrition Santé – Jimmy Braun – Août 2017


Sources

 

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