La graisse abdominale favorise le risque de cancer

La graisse abdominale favorise le risque de cancer

« À l’échelle mondiale, le nombre de cas d’obésité a doublé depuis 1980. En 2014, plus de 1,9 milliard d’adultes – personnes de 18 ans et plus – étaient en surpoids. Sur ce total, plus de 600 millions étaient obèses. 39% des adultes âgés de 18 ans et plus étaient en surpoids et 13% étaient obèses. La plupart de la population mondiale vit dans des pays où le surpoids et l’obésité font davantage de morts que l’insuffisance pondérale. En 2014, 41 millions d’enfants de moins de 5 ans étaient en surpoids ou obèses ». Organisation Mondiale de la Santé

De la nécessité de combattre le surpoids et l’obésité


Le surpoids et l’obésité sont mauvais pour la santé ce n’est pas une nouveauté. Selon l’OMS, le surpoids et l’obésité sont définis comme « une accumulation anormale ou excessive de graisse qui présente un risque pour la santé », ce qui pousse la recherche à essayer de trouver sans cesse de nouvelles pistes de réflexions pour éradiquer ce fléau et élaborer de nouvelles stratégies mondiales pour l’alimentation, l’exercice physique et la santé.

Une nouvelle étude offre de nouveaux détails montrant qu’une certaine protéine libérée par la graisse dans le corps peut provoquer une cellule non cancéreuse puis devenir cancéreuse. La recherche a révélé qu’une couche inférieure de graisse abdominale serait coupable, en libérant une protéine qui favorise les croissances tumorales.

La graisse abdominale favorise le risque de cancer

L’obésité abdominale serait un facteur plus déterminant que l’IMC


Il a été bien établi que l’obésité contribue au risque de cancer, mais la façon dont il est causé est une question qui n’a pas été entièrement expliquée. Une nouvelle étude de l’Université d’État du Michigan (États-Unis) offre maintenant de nouveaux détails montrant qu’une certaine protéine libérée de la graisse dans le corps peut provoquer une cellule non cancéreuse à devenir cancéreuse.

« Bien qu’il y ait eu plusieurs progrès dans le traitement du cancer et l’amélioration de la qualité de vie des patients, le nombre de nouveaux cas continue de croître. Il est important de comprendre la cause afin que nous puissions mieux travailler pour réduire le nombre de cas de cancer en utilisant des modifications alimentaires ou des interventions thérapeutiques » expliquent les chercheurs.

On estime que plus d’un tiers de la population est obèse. L’obésité a été liée à plusieurs types de cancers, y compris le cancer du sein, le cancer du côlon, la cancer de la prostate, le cancer de l’utérus et le cancer du rein, mais notons tout de même que le fait d’être en surpoids n’est pas forcément le meilleur moyen de déterminer le risque de cancer d’une personne.

Se débarrasser de l’obésité une fois pour toute

L’étude suggère que l’indice de masse corporelle (IMC), peut ne pas être le meilleur indicateur. Ce qui semble être déterminant, c »est l’obésité abdominale, et plus précisément, les niveaux d’une protéine appelée facteur de croissance des fibroblastes du type II qui peut être un meilleur indicateur du risque pour que les cellules deviennent cancéreuses.

Il existe deux couches de graisse du ventre. La couche supérieure, connue sous le nom de graisse sous-cutanée, qui se trouve juste sous la peau. Sous cette couche il y a la graisse viscérale. La graisse viscérale se situe autour des organes internes et serait le berceau d’une protéine en cause dans le cancer.

L’étude révèle qu’un régime riche en matières grasses fait produire à cette couche de graisse des quantités plus importantes du facteur de croissance des fibroblastes du type II (FGF2). Les chercheurs ont constaté que le FGF2 a stimulé certaines cellules qui étaient déjà vulnérables à la protéine et les ont poussés à devenir des tumeurs.

Les chercheurs ont également recueilli du tissu adipeux viscéral chez des femmes subissant des hystérectomies et ont constaté que lorsque les sécrétions de graisse avaient plus de la protéine FGF2, plus de cellules ont formé des tumeurs cancéreuses lorsqu’elles ont été transférées chez des souris. « Cela indiquerait que la graisse des souris et des humains peut transformer une cellule non tumorigène en une cellule tumorigène », a déclaré l’équipe de chercheurs.

Obésité et sédentarité des familles

Enfin, il existe plusieurs autres facteurs, y compris l’hormone œstrogène, qui pourrait influer sur le risque de cancer, mais beaucoup d’études ont seulement été en mesure de montrer une association et non une cause directe de cancer.

Les chercheurs indiquent également que la génétique joue un rôle. Cette nouvelle étude va permettre d’envisager l’identification de nouveaux composés anticancéreux pour arrêter les effets du FGF2 indique l’un des auteurs principaux de cette étude.

« Il y a toujours un élément de hasard pour savoir si une personne va contracter un cancer ou non. Mais en prenant des choix plus intelligents en matière de régime alimentaire et d’exercice et en évitant les habitudes nuisibles comme le tabagisme, les gens peuvent toujours aider à réduire les chances de cancer en leur faveur » soulignent les chercheurs.

© Blog Nutrition Santé – Jimmy Braun – Août 2017


Sources

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