La vitamine D est liée à un risque plus faible de cancer et son métabolisme varie selon l'origine ethnique

La vitamine D est liée à un risque plus faible de cancer et son métabolisme varie selon l’origine ethnique

Des niveaux élevés de vitamine D peuvent être liés à un risque plus faible de développer un cancer, y compris le cancer du foie, conclut une vaste étude réalisée sur des adultes japonais, publiée le 7 mars 2018 dans la revue BMJ.

Cette étude est l’une des premières à s’intéresser aux effets de la vitamine D et du risque de cancer dans une population asiatique. Les chercheurs disent que leurs résultats soutiennent la théorie selon laquelle la vitamine D pourrait aider à protéger contre certains cancers.

Des niveaux plus élevés de vitamine D peuvent être liés à un risque plus faible de cancer

Des niveaux plus élevés de vitamine D peuvent être liés à un risque plus faible de cancer


La vitamine D est produite par la peau en réponse à la lumière du soleil grâce à l’action des rayons ultraviolets (UV). Elle aide à maintenir les niveaux de calcium dans le corps pour garder les os, les dents et les muscles en bonne santé.

Alors que les avantages de la vitamine D sont bien connus sur les maladies osseuses (elle joue un rôle essentiel dans la minéralisation des os), il existe de plus en plus de preuves que la vitamine D peut bénéficier à d’autres maladies chroniques, y compris certains cancers.

Mais jusqu’à présent, la plupart des études ont été menées dans des populations européennes et américaines, et les données provenant des populations asiatiques sont limitées.

Le métabolisme de la vitamine D varie selon l'origine ethnique

Le métabolisme de la vitamine D varie selon l’origine ethnique


Comme les concentrations et le métabolisme de la vitamine D peuvent varier selon l’origine ethnique, il est important de savoir si des effets similaires seraient observés chez les populations non caucasiennes.

Ainsi, une équipe de recherche internationale, basée au Japon, a cherché à déterminer si la vitamine D était associée au risque de cancer. Ils ont analysé les données de l’étude Prospective (JPHC) du Centre de santé publique du Japon, qui a porté sur 33 736 participants, hommes et femmes, âgés de 40 à 69 ans.

Au début de l’étude, les participants ont fourni des informations détaillées sur leurs antécédents médicaux, leur alimentation et leur mode de vie, et des échantillons de sang ont été prélevés pour mesurer les taux de vitamine D.

Les niveaux de vitamine D variaient en fonction de la période de l’année où l’échantillon était prélevé, et tendaient à être plus élevés pendant les mois d’été et d’automne qu’en hiver ou au printemps. Après avoir pris en compte cette variation saisonnière, les échantillons ont été divisés en quatre groupes, allant des plus faibles aux plus élevés niveaux de vitamine D. Les participants ont ensuite été suivis pendant une moyenne de 16 ans, au cours de laquelle 3 301 nouveaux cas de cancer ont été enregistrés.

Attaquer le printemps positivement

Des résultats qui soutiennent la théorie selon laquelle la vitamine D peut protéger contre le risque de cancer


Après avoir ajusté plusieurs facteurs de risque de cancer connus, tels que l’âge, le poids, l’activité physique, le tabagisme, la consommation d’alcool et les facteurs alimentaires, les chercheurs ont constaté qu’un taux plus élevé de vitamine D diminuait le risque relatif de cancer (tous cancers confondus) chez les hommes et les femmes.

Des niveaux plus élevés de vitamine D étaient également associés à un risque relatif moindre de cancer du foie,  jusqu’à -30 à -50%, et l’association était plus évidente chez les hommes que chez les femmes.

Aucune association n’a été trouvée pour le cancer du poumon ou le cancer de la prostate, et les auteurs notent qu’aucun des cancers examinés n’a montré un risque accru associé à des niveaux plus élevés de vitamine D. En grande partie les résultats étaient inchangés après la prise en compte de facteurs diététiques supplémentaires et après d’autres analyses pour tester la force des résultats.

Enfin, les chercheurs soulignent certaines limites de l’étude. Par exemple, le nombre de cancers spécifiques d’organes était relativement faible. Et bien qu’ils aient ajusté plusieurs facteurs de risque connus, ils ne peuvent exclure la possibilité que d’autres facteurs non mesurés aient pu influencer les résultats, rendant ainsi difficile la conclusion ferme sur la cause et l’effet.

Néanmoins, les principaux points forts de cette étude comprennent la grande taille de l’échantillon pour tous les types de cancers, une longue période de suivi et le grand nombre d’échantillons sanguins analysés.

Pour conclure, les auteurs disent que leurs résultats soutiennent la théorie selon laquelle la vitamine D peut protéger contre le risque de cancer, mais qu’il pourrait y avoir un effet de plafond, ce qui pourrait suggérer qu’il n’y a pas d’avantages supplémentaires au-delà d’un certain niveau de vitamine D.

© Blog Nutrition Santé – Jimmy Braun – Mars 2018


Sources externes

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