Une découverte scientifique sur les microbes du systeme digestif

Flore intestinale : les bactéries se diviseraient en 3 genres


Microbiote intestinal et santé


Microbiote intestinal et santéLes populations bactériennes se répartissent en trois catégories distinctes qui pourraient contribuer à personnaliser la médecine.

Tout comme il existe quelques types sanguins majeurs qui divisent le monde, une étude laisserait entendre, qu’il y a seulement trois types de populations  par type de microbes intestinaux.

Le résultat pourrait aider à identifier les causes de l’obésité et les maladies inflammatoires de l’intestin, et de personnaliser la médecine.

Une découverte scientifique sur les microbes du systeme digestif


La flore intestinale permet de différencier les individus


Au début du XXème siècle des scientifiques ont découvert que chaque personne appartenait à l’un des quatre types de groupe sanguin. Ce dernier est maintenant un indicateur indispensable précisé sur chaque dossier médical ou sur une carte de groupe sanguin.

Selon une étude récente (publiée le 20/04/2011 dans la revue Nature News [1] ), des scientifiques ont découvert une nouvelle classification, en utilisant les bactéries !

L’étude publiée explique que « Notre connaissance des espèces et la composition fonctionnelle du microbiome de l’intestin humain est en augmentation rapide, mais il est toujours basé sur des cohortes très petites et on ne connaît que peu de variation à travers le monde. En combinant 22 nouvelles séquences de métagénomes fécales de personnes provenant de quatre pays avec des ensembles de données déjà publiées, cette étude permet d’identifier trois groupes (dénommé enterotypes) qui ne sont pas spécifiques à une nation ou un continent.« 


Enterotypes du microbiome de l’intestin humain


Nous le savons, chaque être humain est l’hôte de milliers d’espèces différentes de microbes. Pourtant, un groupe de scientifiques signalent aujourd’hui qu’il y a trois écosystèmes bien distincts dans nos entrailles.

« C’est une avancée importante », a déclaré Rob Knight, biologiste à l’Université du Colorado (USA), qui n’était pas impliqué dans la Recherche. « C’est la première indication que les écosystèmes de l’intestin humain peuvent tomber dans des types distincts. »

L’équipe de chercheurs, dirigée par Peer Bork du Laboratoire européen de biologie moléculaire à Heidelberg, en Allemagne, n’a trouvé (pour l’instant) aucun lien entre ce qu’ils ont appelé « enterotypes » et l’origine ethnique des sujets européens, américains et japonais étudiés (ni de lien avec le sexe, le poids, les particularités de la santé de chacun ou encore l’âge).

Les chercheurs ont maintenant explorés d’autres pistes et explications. Une possibilité serait que l’intestin des nourrissons sont colonisés par hasard, par différentes espèces « pionnières » des microbes. Les microbes vont modifier l’intestin de sorte que seules certaines espèces vont résider.


Les enterotypes pourraient conduire à des applications médicales importantes


Quelle que soit la cause de « l’enterotypes », ils peuvent finir par avoir des effets distincts sur la santé des humains.  Les chercheurs ont constaté que chacun des types permet un équilibre unique de nos enzymes.

L’enterotype 1 : produit plus d’enzymes pour la fabrication de la vitamine B7 (aussi connue comme la biotine), et l’enterotype 2 : un équilibre des enzymes plus pour la vitamine B1 (la thiamine).

Système digestif de l'humainLa découverte des groupes sanguins (A, B, AB et O) a eu dès sa découverte un effet majeur sur la façon de pratiquer la médecine par les professionnels de santé.

La découverte des enterotypes pourrait un jour conduire à des applications médicales importantes, entre autre dans les complications liés aux transfusions sanguines ou les prescriptions médicamenteuses.

En spéculant, les médecins pourraient peut-être un jour être en mesure d’utiliser les enterotypes, de trouver des alternatives aux antibiotiques, qui sont de plus en plus inefficaces. Au lieu d’essayer d’anéantir les bactéries pathogènes qui ont bouleversé l’équilibre de l’intestin, ils pourraient essayer de fournir des renforts de taille pour les bonnes bactéries.

Les chercheurs devront encore rechercher les enterotypes de personnes originaires d’Afrique, de Chine et d’autres origines ethniques pour parfaire leur recherche. Tous les sujets de l’étude actuelle proviennent de pays industrialisés, mangent des aliments similaires, ce qui ne permet pas de tirer de conclusions trop rapides.


100 milliards de microbes


La découverte des enterotypes est la suite logique et la récompense de plusieurs années de travaux de cartographie de la diversité des microbes dans le corps humain – le « microbiome humain », tel qu’il est connu. La difficulté de cette recherche a été importante, sachant que chaque personne abrite environ 100 milliards de microbes !

Microbiome : intestin de l'humainLes scientifiques ont appris à étudier le microbiome en analysant son ADN,  grâce à des fragments d’ADN de personnes, de leur peau, la salive et de leurs selles.

Ils ont cherché à travers le reste de l’ADN de toutes les variantes d’un gène spécifique et les ont comparés avec les espèces connues. Dans certains cas, les variantes se sont avéré être à partir de bactéries familières, comme l’E. coli.

Dans d’autres cas, le gène appartenait à une espèce nouvelle, non connue pour la Science. Ces nouvelles études offrent donc un aperçu de la diversité présente dans le corps humain et des différentes combinaisons d’espèces, d’une personne à l’autre.


Des études plus approfondies sont en vue


Les scientifiques se demandent maintenant si des études plus approfondies révéleraient des points communs dans le microbiote [2] de l’homme. Au cours des dernières années, les chercheurs ont identifié le génome – le catalogue complet des gènes – des centaines d’espèces microbiennes qui vivent chez l’Homme.

Maintenant, ils peuvent comparer les gènes qu’ils trouvent avec ces génomes de référence, et identifier la fonction du gène, et les genres de bactérie du microbe auxquelles elles appartiennent.

L’étude a analysé des microbes intestinaux sur 22 personnes en provenance du Danemark, France, Italie et Espagne. Certains de leurs sujets étaient en bonne santé, tandis que d’autres étaient obèses ou souffrant de troubles intestinaux comme la maladie de Crohn.

L’équipe de scientifiques a effectué une recherche pour des fragments d’ADN correspondant à des génomes de 1.511 espèces différentes de bactéries et ont combiné leurs résultats avec les études antérieures.

Enfin, les chercheurs ne savent pas encore si des changements d’enterotypes d’une personne se feraient au fil du temps ou resteraient le même tout au long de sa vie, ou si certains enterotypes prédisposeraient à certaines maladies.

Aux États-Unis, le projet sur le microbiome humain vise principalement à cataloguer tous les microbes qui vivent dans notre nez, bouche, sur la peau, dans le tube digestif, les voies urinaires et génitales. En Europe, les chercheurs s’intéressent plus à la métagénomique (ensemble des génomes des populations bactériennes d’un milieu donné) de l’intestin humain (MetaHIT), qui met l’accent sur l’intestin lui-même.

© Jimmy Braun – Blog Nutrition Santé


Sources

8 réflexions sur “Flore intestinale : les bactéries se diviseraient en 3 genres

  1. il me semble que dans cette phrase « … que les écosystèmes de l’intestin humain peut tomber dans des types distincts », le verbe « peut » devrait être conjugué au pluriel

  2. « La difficulté de cette recherche a été importante, sachant que chaque personne abrite environ 100 billions de microbes ! »

    En Anglais il s’agit bien de 100 billions… En Français, ça fait 100 milliards ! 😉
    Bel article, bonne continuation !

    1. Bonjour Sofia, Désolé de vous répondre un peu tardivement… Il s’agit bien de Microbiote dans ce cas précis de l’article. Pour plus d’information sur la définition, vous pouvez regarder les définitions via Wikipédia « Le microbiome (du grec micro = petit et bios = vie) est l’« aire biotique » (aire de vie) du microbiote, le mot microbiote désignant ici les espèces autrefois groupées sous le terme « microflore », c’est-à-dire celles qui prédominent et/ou sont durablement adaptées à la surface et à l’intérieur d’un organisme vivant. » et « Le microbiote est l’ensemble des micro-organismes (bactéries, levures, champignons, virus) dans une environnement spécifique (appelé microbiome). Par exemple, le microbiote intestinal, anciennement appelé flore intestinale, constitue l’ensemble des microorganismes (environ 100 000 milliards) vivant dans l’intestin. Au même titre que le microbiote intestinal (et plus généralement du microbiote humain), il existe également un microbiote du sol et de l’océan. » Lien via : http://fr.wikipedia.org/wiki/Microbiote A bientôt

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