Découverte d'un réseau de neurones contrôlant les comportements alimentaires

Découverte d’un réseau de neurones contrôlant les comportements alimentaires

La perte d’appétit ou l’anorexie associée à une inflammation altère la qualité de vie et augmente la morbidité dans de nombreuses maladies.

Cependant, le mécanisme neural exact qui intervient dans l’anorexie associée à l’inflammation est encore mal compris.

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Des chercheurs ont identifié un réseau de neurones qui se coordonne avec d’autres régions du cerveau pour influencer les comportements alimentaires.

Ainsi, ces résultats pourraient aider les personnes souffrant de perte d’appétit ou de suralimentation induite par la maladie. L’étude a été publié dans la revue Nature Communications le 24 juin 2019.

Mécanisme neural et comportements alimentaires

Mécanisme neural et comportements alimentaires


A l’image d’une belle orchestration, plusieurs régions du cerveau travaillent de concert pour réguler le besoin de manger.

Des chercheurs de l’Université de l’Arizona (États-Unis) pensent avoir identifié une région du cerveau qui régule la suppression et l’activation de l’appétit. Cette région serait nichée dans l’amygdale, le centre émotionnel du cerveau.

L’équipe de chercheurs en neurosciences explique que l’anorexie peut être déclenchée par une inflammation induite par la maladie et peut avoir un impact négatif sur le rétablissement et le succès du traitement.

De ce fait, trouver des traitements pour améliorer la qualité de la vie et réduire la morbidité dans de nombreuses maladies est un enjeu de santé publique.

Des neurones spécifiques contrôlent le comportement alimentaire

Des neurones spécifiques contrôlent le comportement alimentaire


Pour déterminer si les neurones spécifiques de l’amygdale contrôlent le comportement alimentaire, les chercheurs ont inhibé les neurones, ce qui a entraîné une augmentation de l’appétit. Ils ont ensuite activé les neurones, provoquant une diminution de l’appétit.

En réduisant au silence les neurones du circuit, ils ont pu bloquer efficacement la suppression de l’alimentation provoquée par l’inflammation pour que les patients mangent plus.

Par ailleurs, pour cette étude, ils ont utilisé le cas de l’anorexie pour simplifier, mais pour les personnes obèses, ils expliquent qu’ils peuvent activer ces neurones pour les aider à manger moins. « C’est l’impact potentiel de ce type d’étude », soulignent les auteurs.

L'alimentation semble simple, mais ce n'est pas le cas

L’alimentation semble simple, mais ce n’est pas le cas


Les gens ressentent la faim soit pour combler leurs déficits nutritionnels, soit pour se récompenser de manger quelque chose de bon.

Une fois que nous avons trouvé de la nourriture, nous vérifions qu’elle est bonne avant de la mastiquer et de l’avaler. Après un certain point, nous ressentons de la satisfaction.

Théoriquement, chaque étape est contrôlée par différents réseaux de neurones.

Cependant, ce circuit qu’ils ont trouvé est vraiment encourageant car il suggère que de nombreuses parties différentes des régions du cerveau se parlent entre elles.

Manger sainement

Maintenant, les auteurs espèrent pouvoir trouver un moyen de mieux comprendre comment les différentes étapes de l’alimentation sont coordonnées.

En attendant que les chercheurs poursuivent leurs travaux pour valider au maximum l’existence de tous les mécanismes chez l’homme, leurs premiers résultats donnent de l’espoir pour trouver de nouveaux moyens de contrôler les troubles du comportement alimentaire (TCA).

© Blog Nutrition Santé – Jimmy Braun – Juin 2019

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Ce blog nutrition santé n’a pas vocation à remplacer votre relation avec votre médecin traitant. Les renseignements contenus sur le Blog Nutrition Santé sont tous rédigés avec des sources scientifiques et ne peuvent pas répondre à des questions médicales spécifiques, mais sont donnés à des fins purement informatives et complémentaires.

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Sources externes


Yong Wang, JungMin Kim, Matthew B. Schmit, Tiffany S. Cho, Caohui Fang, Haijiang Cai. A bed nucleus of stria terminalis microcircuit regulating inflammation-associated modulation of feeding. Nature Communications, 2019; 10 (1) DOI: 10.1038/s41467-019-10715-x, https://www.nature.com/articles/s41467-019-10715-x

Photos © David Cassolato ; meo ; Anfisa Eremina ; Nathan Cowley ; bruce mars

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