Découverte majeure des cellules qui régulent l'appétit

Les cellules cérébrales qui contrôlent l’appétit identifiées pour la première fois

Le régime alimentaire pourrait être prochainement révolutionné. Les principales cellules du cerveau qui contrôlent notre appétit ont été découvertes pendant l’été 2017 par une équipe de chercheurs de l’Université de Warwick en Angleterre.

Des chercheurs ont identifié pour la première fois que les cellules de tanycytes qui se trouvent dans une partie du cerveau contrôlant les niveaux d’énergie détectent aussi les nutriments dans les aliments et informent directement le cerveau des aliments que nous avons ingéré.

Une découverte majeure pour créer des régimes sur mesure

Une découverte majeure pour créer des régimes sur mesure


Selon une nouvelle recherche publiée en août 2017 dans la revue Molecular Metabolism, les tanycytes (cellules gliales) présentes dans le cerveau répondent aux acides aminés disponibles dans les aliments, via les mêmes récepteurs qui détectent la saveur des acides aminés que l’on retrouve dans les papilles gustatives de la langue. C’est que l’on nomme aussi le goût « umami » (うまみ), qui est l’une des cinq saveurs de base avec le sucré, l’acide, l’amer et le salé. L’umami signifie « délicieux » en japonais. Il correspond à ce que les papilles gustatives de notre langue captent lorsque nous mettons un aliment en bouche, ceci grâce à des récepteurs spécifiques dédiés au goût « umami » sur certaines cellules de la langue. L’umami est la « 5ème roue du carrosse » du goût. Il est initialement plus connu au Japon.

« Les échanges d’information entre le cerveau et la périphérie sont des étapes clés dans la régulation de nombreuses fonctions physiologiques. L’hypothalamus médiobasal, qui assume une grande partie de ces fonctions, doit en permanence être informé de l’état de l’organisme pour en maintenir l’homéostasie. Ces échanges sont assurés grâce à une interface sang-cerveau particulière liée à la présence de cellules gliales spécialisées : les tanycytes. »

Deux acides aminés qui réagissent le plus avec les tanycytes, et qui sont donc susceptibles de vous faire ressentir le sentiment de satiété, sont l’arginine et la lysine. Ces acides aminés se retrouvent notamment dans les aliments tels que l’épaule de porc, le bifteck de boeuf, le poulet, le maquereau, le fromage (en particulier dans le parmesan), le soja, les prunes, les abricots, les avocats, les lentilles et les amandes.

De nouvelles voies pour freiner la crise croissante de l'obésité

De nouvelles voies pour freiner la crise croissante de l’obésité


Les chercheurs ont fait leur découverte en ajoutant des quantités concentrées d’arginine et de lysine dans les cellules du cerveau, qui ont été rendues fluorescentes afin que toutes les réactions microscopiques soient visibles. Ils ont observé que dans les trente secondes, les tanycytes détectés et répondus aux acides aminés, libérant des informations à la partie du cerveau qui contrôle l’appétit et le poids corporel.

Ils ont constaté que les signaux provenant des acides aminés sont directement détectés par les récepteurs du goût umami en éliminant ou en bloquant ces récepteurs, et en observant que les acides aminés ne réagissaient plus avec les tanycytes.

Les niveaux d’acides aminés dans le sang et le cerveau après un repas sont un signal très important qui confère une sensation de satiété. Trouver que les tanycytes, situés au centre de la région cérébrale qui contrôle le poids corporel, va permettre à l’avenir de créer de nouvelles façons d’aider les gens à contrôler leur poids corporel dans des limites saines.

Créer des régimes plus efficaces

Enfin, cette découverte importante ouvre de nouvelles possibilités pour créer des régimes plus efficaces, et même des traitements futurs pour supprimer l’appétit en activant directement les tanycytes du cerveau, en contournant la nourriture et le système digestif.

Vu la progression de la population en surpoids ou obèse dans le monde, et les conséquences de l’excès de poids en hausse, comme le risque de décès prématuré, et une série de maladies comme le cancer, le diabète, les maladies cardiovasculaires et les accidents vasculaires cérébraux (AVC), qui réduisent considérablement la qualité de vie, cette nouvelle compréhension de la façon dont les fonctions de l’appétit opèrent pourrait freiner la crise croissante de l’obésité.

© Blog Nutrition Santé – Jimmy Braun – Octobre 2017


Sources externes

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