Le risque de suralimentation augmente le soir et selon le niveau de stress

Le risque de suralimentation augmente le soir et selon le niveau de stress

Les heures du soir peuvent présenter un risque plus élevé de suralimentation, en particulier en cas de stress, selon une étude publiée en décembre 2017 dans le International Journal of Obesity. Ces résultats vont dans le sens d’autres études précédentes qui indiquent que l’heure du repas est plus critique pour la perte de poids que la quantité de calories, et que de manger tardivement désynchronise le rythme circadien et augmente l’IMC. Une autre étude constate que de manger entre 8H et 14H régule la faim et aide à perdre du poids.

Des expériences avec un petit groupe d’hommes et de femmes en surpoids ont ajouté à l’évidence que les niveaux de l’hormone de la faim (ghréline) augmentent et que les niveaux de satiété (ou de plénitude) diminuent le soir.

Les résultats suggèrent également que le stress peut augmenter les niveaux d’hormones de la faim plus dans la soirée, et l’impact des hormones sur l’appétit peut être plus grand pour les personnes sujettes à la frénésie alimentaire (binge-eating, trouble de comportement alimentaire). Aussi, ces résultats mettent en évidence les possibilités pour les gens de modifier les comportements pour prévenir la suralimentation.

Manger tardivement désynchronise le rythme circadien et augmente l’IMC

Le soir est un moment à haut risque pour la suralimentation


En effet, les résultats suggèrent que le soir est un moment à haut risque pour la suralimentation, surtout si vous êtes stressé et déjà sujet à la frénésie alimentaire.

La bonne nouvelle, c’est que, grâce à ces connaissances, les gens pourraient prendre des mesures pour réduire leur risque de trop manger en mangeant plus tôt dans la journée ou en trouvant d’autres façons de composer avec le stress.

Des recherches antérieures ont montré que les niveaux de ghréline, une hormone de la faim, peuvent augmenter en réponse au stress pendant la journée.

Curieux de savoir comment le stress pourrait affecter la faim en soirée, en particulier chez les personnes souffrant de trouble alimentaire et qui mangent souvent le soir, les chercheurs ont créé une expérience pour mesurer les hormones de la faim et du stress des participants à différents moments.

Manger tôt régule la faim

L’alimentation, l’heure des repas et le stress


L’équipe de recherche a recruté 32 participants en surpoids, dont 19 hommes et 13 femmes, âgés de 18 à 50 ans. La moitié avait déjà été diagnostiqué avec un trouble de l’hyperphagie boulimique (un trouble de santé mentale qui se caractérise par la présence de compulsions alimentaires). Les participants avaient des indices de masse corporelle (IMC) allant de 28 à 52 et étaient par ailleurs en bonne santé.

Le protocole d’étude exigeait que chaque participant jeûne pendant 8 heures, puis reçoive un repas liquide de 608 calories à 9h ou à 16 h. Environ 2H après le repas, chaque participant a ensuite subi un test de stress expérimental standard dans lequel un appareil photo numérique a enregistré leurs expressions faciales, tandis que leur main non dominante a été immergée dans un seau d’eau froide pendant deux minutes.

Les chercheurs ont prélevé du sang sur chaque participant pour mesurer le stress et les taux de ghréline. Les sujets ont également été invités à évaluer leurs niveaux subjectifs de faim et de plénitude sur une échelle numérique. 30 minutes après le début de l’épreuve d’effort, les participants ont eu droit à un buffet composé de 3 pizzas moyennes, de biscuits et de bonbons enrobés de chocolat et d’eau.

L’équipe de recherche a constaté que l’heure de la journée avait un impact significatif sur les niveaux de la faim, avec un plus grand appétit rapporté dans la soirée par rapport au matin.

L'industrie alimentaire doit remplacer les graisses saturées

Il a également été constaté une baisse relative des taux de peptide YY, une hormone liée à une diminution de l’appétit, du glucose et de l’insuline, par rapport à un repas liquide plus tard dans la journée. Elle donne une sensation de satiété pendant plusieurs heures.

Enfin, d’après les chercheurs, seuls ceux qui ont des troubles de l’hyperphagie boulimique ont montré une plénitude globale plus faible le soir. Ce groupe présentait également des niveaux initiaux plus élevés de ghréline le soir et des taux initiaux de ghréline plus bas le matin, comparativement à ceux qui ne présentaient pas de trouble de l’hyperphagie boulimique.

Après le test de stress, les niveaux de stress augmentaient et les niveaux de faim augmentaient lentement chez tous les participants le matin et le soir, mais il y avait des niveaux plus élevés de ghréline le soir, suggérant que le stress pouvait affecter cette hormone plus le soir que pendant la journée. En conclusion, il semble primordial de se relaxer en fin de journée et diminuer son taux de stress avant le repas du soir. Cela permettra de ne pas se suralimenter bêtement et notamment de prendre du poids

© Blog Nutrition Santé – Jimmy Braun – Février 2018


Sources externes
  • « Morning and afternoon appetite and gut hormone responses to meal and stress challenges in obese individuals with and without binge eating disorder. », 13 décembre 2017, doi:10.1038/ijo.2017.307, https://www.nature.com/articles/ijo2017307

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.