Un petit-déjeuner énergétique favorise la perte de poids, améliore le diabète et diminue les besoins en insuline

Un petit-déjeuner énergétique favorise la perte de poids, améliore le diabète et diminue les besoins en insuline

Manger un petit-déjeuner sain favorise une meilleure santé cardiaque, y compris un poids plus sain et le cholestérol, et diminue le risque d’athérosclérose, comme le démontre une étude antérieure.

Dans une nouvelle étude israélienne — dont les résultats ont été présentés le samedi 17 mars à l’ENDO 2018, la 100ème réunion annuelle de l’Endocrine Society à Chicago (États-Unis) — chez les patients souffrant d’obésité et de diabète de type 2, un programme de repas comprenant un petit déjeuner énergétique favorise la perte de poids, améliore le diabète et diminue les besoins en insuline.

Cette étude montre que, chez les patients obèses diabétiques de type 2 traités à l’insuline, un régime alimentaire composé de trois repas par jour, consistant en un grand déjeuner, un repas moyen et un petit dîner, a eu de nombreux effets rapides et positifs. Des repas distribués uniformément tout au long de la journée permettent une meilleure perte de poids, moins de faim (réduction de l’envie de grignotage et une meilleure satiété) et un meilleur contrôle du diabète en utilisant moins d’insuline.

Le petit déjeuner à haute énergie favorise la perte de poids

Le petit déjeuner à haute énergie favorise la perte de poids


L’heure de la journée, lorsque vous mangez et à quelle fréquence vous mangez, est plus importante que ce que vous mangez et combien de calories vous mangez, comme le confirme une étude antérieure publiée en juillet 2017 dans la revue Cell Metabolism.

En effet, le métabolisme de notre corps change tout au long de la journée. Par exemple, une tranche de pain consommée au petit déjeuner entraîne une diminution de la réponse au glucose et moins d’engraissement qu’une tranche de pain identique qui est consommée le soir.

Le petit déjeuner joue un rôle central

Le petit déjeuner joue un rôle central


Dans cette dernière étude, 11 femmes et 18 hommes atteints d’obésité et de diabète de type 2, traités avec de l’insuline et âgés en moyenne de 69 ans ont permis d’obtenir de nouveaux résultats. Les patients ont été assignés au hasard à consommer l’un des deux différents régimes indiqués pour la perte de poids, qui contenaient un nombre égal de calories quotidiennes, pendant trois mois.

Un premier groupe a mangé trois repas : un petit déjeuner copieux, un déjeuner de taille moyenne et un petit dîner. Le deuxième groupe a mangé le régime traditionnel pour le diabète et la perte de poids : six petits repas régulièrement espacés tout au long de la journée, y compris trois collations.

Sauter le petit-déjeuner est associé à un risque accru d’athérosclérose

Les niveaux globaux de glucose et les pics de glucose ont été mesurés pendant 14 jours au départ, pendant les deux premières semaines de régime, et à la fin de l’étude par mesure du glucose en continu (MGC). Les niveaux de glucose ont été testés toutes les deux semaines et le dosage d’insuline a été ajusté selon les besoins. À trois mois, alors que le premier groupe a perdu 5 kilogrammes, le deuxième groupe a gagné 1,4 kg.

Les taux de glucose à jeun ont diminué de 54 mg/dl (de 161 à 107) dans le premier groupe mais seulement de 23 mg/dl (de 164 à 141) dans le deuxième groupe. La glycémie moyenne globale a chuté de 29 mg/dl (de 167 à 138 mg/dl) et de 38 mg/dl (de 167 à 129 mg/dl) au bout de trois mois dans le premier groupe. Les niveaux globaux moyens de glucose ont chuté seulement 9 mg/dl (de 171 à 162 mg/dl) dans les 14 premiers jours et seulement 17 mg/dl (de 171 à 154 mg/dl) dans le deuxième groupe. Les niveaux moyens de glucose pendant le sommeil ont chuté seulement dans le premier groupe, de 24 mg/dl (de 131 à 107), mais pas dans le deuxième groupe.

Le petit-déjeuner est le repas le plus important

Le premier groupe nécessitait significativement moins d’insuline (-20,5 unités/jour, de 54,7 à 34,8) alors que le deuxième groupe avait besoin de plus d’insuline (+2,2 unités/jour, de 67,8 à 70). Le besoin en glucides et la faim ont diminué significativement dans le premier groupe, mais ont augmenté dans le deuxième groupe.

Enfin, fait important, les chercheurs ont constaté une réduction significative de la glycémie globale après seulement 14 jours sur le premier groupe de patients. Cette découverte suggère que, même avant la perte de poids, le changement du moment du repas lui-même a un effet bénéfique rapide sur l’équilibre du glucose qui est encore amélioré par la perte de poids importante trouvée dans le premier régime (un petit déjeuner copieux, un déjeuner de taille moyenne et un petit dîner). Les chercheurs soulignent qu’un régime alimentaire avec une fréquence de repas adéquate joue un rôle central dans le contrôle du glucose et la perte de poids.

© Blog Nutrition Santé – Jimmy Braun – Mars 2018


Sources externes

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