Les vertus des flavonoïdes de fruits foncés contre le déclin de la fonction pulmonaire

Les vertus des flavonoïdes de fruits foncés contre le déclin de la fonction pulmonaire

Les flavonoïdes sont reconnus pour leurs bienfaits sur la santé. Ils sont une sous-classe des polyphénols, notamment présents dans le thé, le raisin, ou le cacao. Les flavonoïdes sont à la base des couleurs variées des fleurs et des fruits.

Source importante d’antioxydants dans notre alimentation, la famille des flavonoïdes est liée à de nombreuses vertus qui font l’objet d’études régulières, et deviennent aussi des arguments commerciaux pour les laboratoires et entreprises des domaines de la santé et du bien-être.

Dans un article publié en mai 2018, des scientifiques déclarent qu’un type de flavonoïde trouvé dans les fruits à pigmentation foncée comme les raisins rouges et les myrtilles peut ralentir le déclin de la fonction pulmonaire qui survient avec le vieillissement.

Les bienfaits des flavonoïdes de fruits contre le déclin de la fonction pulmonaire lié à l'âge

Les bienfaits des flavonoïdes de fruits foncés contre le déclin de la fonction pulmonaire lié à l’âge


Des recherches antérieures ont montré que les produits chimiques végétaux connus sous le nom de flavonoïdes ont des propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires bénéfiques.

Les anthocyanes, le type de flavonoïde étudié dans la présente étude, ont été détectés dans le tissu pulmonaire peu après avoir été ingérés, et chez les animaux, des modèles de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). Les produits chimiques végétaux semblent réduire les sécrétions muqueuses et inflammatoires.

Cependant, les preuves épidémiologiques sur l’association entre flavonoïdes et la fonction pulmonaire est très rare. Les chercheurs ont donc voulu déterminer si l’apport alimentaire et les anthocyanes sont associés au déclin de la fonction pulmonaire chez les adultes d’âge moyen.

Les anthocyanes contre le déclin de la fonction pulmonaire

Les anthocyanes contre le déclin de la fonction pulmonaire


Les chercheurs ont analysé les données de 463 adultes, d’âge moyen de 44 ans. Ils ont participé aux deuxième et troisième enquêtes européennes sur la santé respiratoire de 2002 à 2012 (European Community Respiratory Health Surveys).

Les personnes incluses dans la présente étude ont rempli un questionnaire alimentaire et ont subi une spirométrie à l’inscription et au suivi. Test de la fonction pulmonaire commune, la spirométrie mesure la quantité d’air qu’une personne peut expirer avec force en une seconde (VEMS, Volume expiratoire forcé maximal en une seconde), la quantité totale d’air qu’une personne peut expirer après avoir pris une respiration profonde (CVF, Capacité vitale forcée) et le rapport des deux, VEMS/CVF. Les participants ont ensuite été regroupés en quartiles en fonction de la quantité d’anthocyanes qu’ils ont consommée.

L’étude a révélé que les individus du quartile supérieur de l’apport en anthocyanes par rapport au quartile inférieur avaient un taux de déclin annuel du VEMS plus faible que celui du quartile inférieur (-9,8 millilitres par an contre -18,9 mL/an) ; un taux de déclin annuel de la CVF plus lent que celui du quartile inférieur (-9,8 mL/an contre -22,2 mL/an ; un taux plus faible de déclin annuel du VEMS/CVF (-0,02/an).

La consommation d'anthocyanes et la fonction pulmonaire

Les chercheurs ont également analysé l’association entre la consommation d’anthocyanes et la fonction pulmonaire chez les fumeurs, ceux qui n’ont jamais fumé et ceux qui ont cessé de fumer. L’association entre la consommation élevée de flavonoïdes et le déclin de la fonction pulmonaire semble être plus marquée chez les personnes qui n’ont jamais fumé et chez celles qui ont cessé de fumer que dans la population étudiée en général. Parmi les fumeurs, l’étude n’a pas trouvé d’association entre l’apport en anthocyanes et la fonction pulmonaire.

L’étude s’est adaptée à un large éventail de facteurs, y compris les caractéristiques des régimes alimentaires des participants, le sexe, la taille, l’indice de masse corporelle et le statut socioéconomique. Une autre force de l’étude était l’inclusion de participants de deux pays, en provenance de Norvège et d’Angleterre. L’étude a été limitée par sa taille relativement petite et le fait que les régimes étaient auto-déclarés. D’autres études sont à venir, afin d’analyser une population plus importante.

Enfin, cette étude suggère que la population en général pourrait bénéficier des avantages de ces flavonoïdes. En consommant plus de fruits à pigmentation foncée comme les raisins rouges et les myrtilles, en particulier ceux qui ont arrêté de fumer ou qui n’ont jamais fumé, afin de protéger leur santé.

© Blog Nutrition Santé – Jimmy Braun – Mai 2018

Sources externes

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