Le jeûne intermittent aide à combattre l’obésité et les troubles métaboliques

Manger équilibré au quotidien est essentiel. Cependant, faire un break et « manger léger » peut avoir des effets bénéfiques pour la santé, que ce soit pour reposer notre système digestif, réduire la consommation de calories, supprimer certains aliments de nos habitudes, ou perdre du poids. A l’extrême, il y a aussi le jeûne. Cette pratique connue depuis la nuit des temps existe sous diverses formes.

Une étude réalisée au Canada, publiée le 17 octobre 2017 dans la revue Cell Research, montre que le jeûne intermittent aide à combattre l’obésité. Les chercheurs y étudient pourquoi des périodes de jeûne sporadique peuvent être bénéfiques pour le métabolisme.

Le jeûne intermittent est une restriction d’énergie périodique. Cette pratique s’est avérée fournir des bienfaits pour la santé qui sont équivalents à un jeûne prolongé ou à la restriction calorique. La présente étude révèle certains mécanismes méconnus jusqu’ici, et suggère que le jeûne intermittent peut être une approche préventive et thérapeutique contre l’obésité et les troubles métaboliques.

Les bienfaits du jeûne intermittent sur la santé

Les bienfaits du jeûne intermittent sur la santé


Une équipe de recherche de l’Hospital for Sick Children dans l’Ontario (Canada) révèle de nouvelles informations importantes concernant le jeûne, qui connait un regain depuis quelques années, mais qui doit être pratiqué correctement par ses adeptes.

Jusqu’à seize semaines de jeûne intermittent — sans avoir à compter les calories — aide à combattre l’obésité et d’autres troubles métaboliques. Ce jeûne montre déjà des avantages après seulement six semaines. Selon l’étude, le jeûne intermittent permet de relancer le métabolisme et de brûler les graisses en générant de la chaleur corporelle.

La recherche a montré que nos habitudes alimentaires malsaines et nos modes de vie sédentaires jouent un rôle majeur dans le développement de maladies métaboliques liées au mode de vie comme le diabète, les maladies cardiaques et l’obésité. Pour cette raison, les interventions alimentaires comme le jeûne intermittent gagnent en popularité pour traiter des conditions telles que l’obésité.

Le jeûne intermittent sans réduction de l'apport calorique

Le jeûne intermittent sans réduction de l’apport calorique


L‘équipe de recherche dans cette étude voulait mieux comprendre les réactions que les interventions telles que le jeûne déclenchent au niveau moléculaire dans le corps. Ils ont exposé des groupes de souris à seize semaines de jeûne intermittent. Le régime récurrent a vu les animaux être nourris pendant deux jours, suivis par un jour sans rien à manger. Leur apport calorique n’a pas été ajusté autrement. Quatre mois plus tard, les souris du groupe à jeun pesaient moins que celles du groupe témoin qui continuaient à manger le même volume de nourriture.

Faire des périodes de jeûne intermittent

 

Le poids corporel inférieur des souris dans le groupe à jeun n’était pas le seul effet. Le régime de jeûne a aidé à réduire l’accumulation de graisse dans la graisse blanche en augmentant la graisse brune (impliquée dans la combustion de l’énergie et la production de chaleur corporelle) des souris sur le régime riche en graisses. Leurs systèmes de glucose et d’insuline sont également restés plus stables. Dans une autre expérience, des avantages similaires ont déjà été observés après seulement six semaines de jeûne intermittent.

Grâce à une analyse précise, les chercheurs ont constaté que ce jeûne intermittent tempère une réaction immunitaire dans les cellules graisseuses. Des changements dans certaines voies géniques impliquées dans le système immunitaire et dans la réaction du corps à l’inflammation apparaissent.

Pourquoi la restriction calorique prolonge-t-elle la durée de vie ?

Un type de globule blanc connu pour jouer un rôle dans la lutte contre l’inflammation est déclenché. Connues sous le nom de macrophages anti-inflammatoires (monocytes), ces cellules stimulent les cellules adipeuses pour brûler les graisses stockées ou les lipides en générant de la chaleur. Cela se produit pendant les périodes de jeûne intermittent parce qu’il y a une augmentation du facteur de croissance de l’endothélium vasculaire (VEGF) qui aide à former des vaisseaux sanguins et à activer les macrophages anti-inflammatoires.

Enfin, les chercheurs concluent que le jeûne intermittent sans réduction de l’apport calorique peut être une approche préventive et thérapeutique contre l’obésité et les troubles métaboliques. De manière surprenante, ces changements stimulés par le jeûne dans la croissance des cellules vasculaires et les altérations immunitaires subséquentes surviennent même après un seul cycle de jeûne de 24 heures et sont complètement inversés lorsque les souris recommencent à manger sans faire de jeûne.

© Blog Nutrition Santé – Jimmy Braun – Octobre 2017


Sources externes

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